Le quartier est bien connu. Il porte non seulement le nom de la capitale d’un pays africain (Tanzanie) et se trouve dans Ratoma, la deuxième plus grande commune de Conakry et du pays. Ce n’est pas tout, sa réputation s’explique aussi par la présence depuis des années de la décharge publique.

Juste à proximité, des habitations qui ont des décennies de durée de vie. Il se pose toujours un débat sans fin autour de l’occupation. Qui des citoyens et des déchets ont occupé le domaine pour la première fois ? La première réponse nous dit que l’espace avait longtemps été identifié et retenu pour accueillir les ordures en provenance des quartiers de la capitale. Elle n’est pas fausse cette réponse. La seconde, souhaite dire que l’espace identifié n’avait pas sa taille actuelle. Ce qui a permis l’installation de plusieurs foyers. Celle-là aussi, n’est certes pas fausse, mais très discutable.

sL’Etat a bien voulu dédommager chaque famille à vingt millions de francs guinéens (20.000.000 GNF), après avoir annoncé le déguerpissement. Les concernés ont tous rejetés l’argent et invitent plutôt l’Etat à déplacer la décharge qui se trouve aujourd’hui entourée par la ville. En attendant, ils sont obligés de s’exposer à la toxicité des immondices souvent brûlées.(

La grande poubelle qui recevrait plus de douze milles tonnes de déchets par jour, accueille aussi des enfants. A la recherche de matières recyclables, ces tous petits n’hésitent pas à y plonger leurs mains.

Le 22 août 2017, neuf (9) guinéens sont morts, alors qu’ils se trouvaient dans leurs habitations. Une partie de la décharge s’était écroulée en raison des grandes pluies du huitième mois de l’année. La catastrophe avait provoqué un grand émoi au sein de l’opinion nationale. Et depuis, tout le monde attend la concrétisation des annonces faites par les autorités.

Elisabeth BONGONO