A  Conakry, la capitale de la république de Guinée, il fait très chaud actuellement dans les maisons la journée tout comme la nuit. A l’origine, les effets du réchauffement climatique, les coupures sans cesse du courant électrique mais ce n’est pas tout. D’après certains spécialistes, cette chaleur est due aussi au non-respect des normes et règles définis dans le code de construction et de l’habitation.

Un quartier en bordure de mer

La chaleur : est la température produite par l’action du soleil, du feu ou de toute autre cause. Une définition devenue de nos jours discutable car, d’autres facteurs sont aussi sources de chaleur notamment : les effets du réchauffement climatique, l’action de l’être humain sur l’environnement, comme l’occupation anarchique des bordures de mer.

Richard Guilavogui, environnementaliste, estime que la chaleur dans les maisons à Conakry est due aux facteurs qui sont liés à l’action de l’homme sur l’environnement : « Au niveau national d’abord, y’a un problème de changement climatique qui est une réalité. Les gens ne croient pas à cette réalité c’est pourquoi, ils bradent les ressources naturelles, les cours d’eau. Ce sont ces facteurs qui amènent une densité importante de chaleur que nous constatons de nos jours dans nos maisons. »

Pour cet environnementaliste les choses qui pourront diminuer la chaleur sont nos cohabitants naturels mais malheureusement, elles ne sont pas utilisées en bon escient : les arbres. Les constructions anarchiques au sur les bordures de mer empêchent la mousson de souffler normalement vers les maisons : « la mousson est une sorte de vent qui vient de la mer et cette mer produit de l’oxygène car, y’a une forêt au fond de l’océan que bon nombre de personnes ignorent. Il y’a des ressources fauniques qui sont sous l’eau et qui produisent de l’oxygène. Donc vers le soir, l’oxygène là est  ventilé vers les côtes.

M. Guilavogui souligne surtout que c’est en violation de l’article 39 du code de l’environnement par certains cadres de l’Etat qui interdit  de construire dans les berges. Ce sont bien ces cadres qui autorisent ces constructions aux conséquences désastreuses ou se rendent tout simplement complices.

Un avis partagé par les spécialistes de bâtiments mais pour eux ce n’est pas tout : « c’est vrai  il y’a des conditions négatives du réchauffement climatique mais sachez que, la quasi-totalité des bâtiments en Guinée précisément à Conakry ne respectent pas les conditions et les normes définies dans le code de la construction et de l’habitation à savoir : la position géologique et géographique du site de construction, la conformité entre les matériaux de construction et le type de maison ( immeuble, maison), la distance qu’il faut entre les maisons, le dosage, et l’alignement des maisons» Nous confie M Sékou Yaman Kaba, ingénieur de bâtiment.

Les citoyens ont une toute autre lecture : « je pense que la présence de cette forte chaleur dans nos maisons actuellement est due aux coupures sans cesse du courant électrique, et l’insalubrité de la ville de Conakry», fait entendre M. Amadou Diallo.

Pour face à ce problème les spécialistes recommandent à  l’Etat Guinéen de faire libérer les corniches, respecter et faire respecter les plans d’urbanisation, prévoir un programme de construction de logements sociaux et d’aménagement et démolir toutes les mais au bord de la mer.

                                            Alama  KOLOMOU/ Elisabeth BONGONO