La campagne de déguerpissement des emprises et voiries des routes de Conakry lancée depuis quelques années par le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire n’a pas eu des résultats escomptés. Pour cette année 2019, cette tâche est revenue au gouvernorat de la ville de Conakry en collaboration du ministère des travaux publics.  Pour eux, au lié de déguerpir ces étalagistes au bord des marchés, il faut construire des murs. Une construction qui ne résolue pas tout le problème, déjà plusieurs femmes se plaignent du manque de passage entre ces murs. C’est le cas ici au marché Enco5 d’où notre rédaction s’est rendue sur les lieux ce lundi 08 avril 2019.

Un muret à Enco 5/ Ratoma

Le marché d’Enco5, un marché qui porte naturellement le nom de son quartier est situé dans la commune Ratoma. Ici on vent toutes sortes de marchandises : des denrées alimentaires, des matériaux de construction mais des habits. Un grand marché par rapport au service qu’on y trouve mais avec peu d’espaces. Ce manque d’espace à pousser certaines étalagistes à sortir hors du marché voire même occupé une partie de la route. Conséquences : accident de circulation, embouteillages, passage difficile pour les piétons etc.

D’après M. Ismaël Diakité, Deuxième responsable du marché Enco5, pour remédier à cela, le gouvernorat de la ville de Conakry en collaboration avec le ministère des travaux publics a décidé de construire des murs pour sécuriser non seulement la vie des citoyens, leurs biens mais aussi réduire le taux d’accident dit-il « Nous apprécions très bien la mise en place de ces dalles par le gouvernorat de la ville de Conakry car, Cela permet de préserver la vie humaine, réduire le taux d’accident, facilite la libre circulation des voitures, des piétons, et la réduction du vol ici à Enco5. Donc la construction de ces murs nous va droit au cœur, les risques dont les vendeurs s’exposaient est minimes » nous a faciliter la tâche en tant que responsable du marché. Avant la construction de ces murs, on prenait dix (10) jeunes qui travaillaient matin et soir pour empêcher les femmes de s’asseoir au bord de la route. Donc cette initiative nous va droit au cœur. »

Préserver et faciliter les la libre circulation des citoyens notre interlocuteur l’a dit, mais le problème est loin d’être fini à l’origine, plusieurs femmes se plaignent du manque passage entre ces murs mais aussi le déficit pour les clients à accéder à leurs marchandises disent-elles : « nous ne condamnons la construction de ces murs mais contraire, nous apprécions bien cet effort fournis par nos responsables du marché. Mais la seule chose que nous déplorons, c’est le manque de passage : il y’a qu’une seule rentrée et sortie. C’est pas du tout facile pour les clients d’accéder aux marchandises et même nous c’est difficile pour se déplacer. Actuellement pour se déplacer rapidement il te faut escalader ces murs et ce n’est pas toutes les femmes qui peuvent faire cela. Donc nous nous adressons  toujours à nos chefs, c’est bon de construire ces murs car, cela va dans le sens d’assurer sécurité de nous les vendeuses, de nos  enfants, de nos biens. Mais ils n’ont qu’à nous aider aussi à trouver plus de passage entre ces murs  et l’accès facile à nos marchandises. »  Nous confie Kadiatou Camara, vendeuse.                             

M. Ismaël Diakité, reconnait cette plainte de ces vendeurs et promets d’avoir tout son possible auprès des autorités pour satisfaire ces femmes vendeuses : « les membres du bureau du marché y compris le maire de la commune, nous nous battons depuis qu’on a été averti de ce problème. Nous avons plaidé, crier partout les moyens afin de nous donner plus d’accès mais en vain. On nous informe du côté du gouvernorat de la ville de Conakry que la situation n’est plus à leur niveau, qu’il faut aller au ministère des travaux publics. Alors le problème n’est pas au niveau du marché, ni au quartier, ni à la mairie. Donc c’est le seul handicap que nous avons actuellement et les discussions sont en cours pour trouver une solution.»

Pour le moment, les membres du bureau du marché poursuit à sensibiliser ces femmes vendeuses en attendant d’obtenir une suite favorable au ministère des travaux publics.

                                                                                                             Elisabeth Bongono