Un loyer moins cher. Ou tout au moins, un loyer à un prix raisonnable. C’est ce que demande le collectif qui se bat pour l’obtention d’une loi qui réglemente le secteur des logements en Guinée. Depuis bientôt trois ans, cette lutte est suivie à Conakry par un petit nombre. L’espoir repose sur l’Assemblée nationale qui depuis son installation n’a encore pris aucune initiative qui aide à obtenir une seule loi. Elle vote des lois, elle en a voté plusieurs textes nationaux et ratifié des conventions internationales.

Le loyer, puisque c’est de cela il est question, a quelque chose de particulier en Guinée. Le travail des démarcheurs dont le comportement est parfois décrié et tout le reste se déroule dans l’informel. Les propriétaires de maisons, qui dans la majorité des cas accordent des chambres de leurs propres concessions aux demandeurs, regardent les yeux et le mode de vie du locataire pour fixer le prix. On est donc passé selon les quartiers d’une chambre simple, sans douche, ni eau et électricité à 150 mille à des villas bien faites à trois millions selon les quartiers.

En amont, rien n’explique le choix des logeurs qui dans l’ensemble agissent à leur propre compte. Bien sûr c’est avec leur argent qu’ils construisent. Mais les taxis, les stations-service, appartiennent aussi à des particuliers. Le pays n’a pas de société de transport, l’Etat a quand même fixé et fixe les tarifs du transport. Nous connaissons pourquoi. Et bien, c’est en raison de la subvention qu’il accorde aux hydrocarbures en Guinée. Pour le loyer donc, nous pouvons demander le minimum à l’Etat juste se montrer utile en protégeant les citoyens guinéens, qu’ils soient pauvres ou riches. Bailleurs ou locataires.

Il y a un grand effort à faire pour aller vers la construction de logements sociaux. Nous sommes certes dans un monde libéral dans lequel il n’y a pas de pitié, mais l’Etat ne doit piétiner personne. Quelques fonctionnaires ont été logés par le premier régime, le deuxième a essayé de faire des gestes qui sont restés assez limités, ce troisième a lancé les chantiers à Coleah et à Cobayah, nous attendons tous la finalité. Il faut cependant dire que de nos jours, on ne peut plus avoir pour ambition de loger des guinéens et penser seulement aux fonctionnaires. Il y a des ouvriers, des artisans, des transporteurs et même les étudiants qui souhaitent trouver des habitats décents. Il ne servirait à grand-chose de bâtir des logements de la taille de Plazza Diamond à Conakry, tant que le niveau de vie du guinéen reste très bas. Les députés peuvent se montrer utile, en invitant le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, à ne pas seulement casser les maisons qui existe, mais d’en construire aussi.

C’est ce combat que immo contact souhaite mener avec l’ensemble de la population. Il se donnera le temps de décrire les réalités, faire intervenir tous les acteurs et encourager la proposition des solutions adaptées aux problèmes que soulève le secteur de l’immobilier en Guinée. Une fois par mois, nous serons au rendez-vous, pour relayer les ressentiments et espoirs de ceux qui habitent les maisons d’infortunes et joies de ceux qui sont dans l’aisance. Bonne lecture.

La Rédaction